Le résumé suivant n'est qu'un bref aperçu. Pour une explication plus complète du solfège pour trompe de chasse, rendez-vous sur le site de Christian Sansot. Si vous souhaitez télécharger cette page de solfège en vue de l'imprimer, cliquez ici.
1. Les rythmes et les silences : expriment la durée des sons et
silences
Un point après une note l’augmente de la moitié de sa valeur
blanche pointée = 2 temps + 1 temps = 3 temps
noire pointée = 1 temps + ½ temps = 1 temps ½
On peut lier les croches pour alléger la notation :
La “queue” des rythmes s’écrit indifféremment vers le bas ou vers le haut.
Les deux notations suivantes sont donc équivalentes :
La trompe n’ayant pas accès aux altérations (dièses # et bémols b), ce point ne sera pas détaillé. On en rencontre seulement dans les compositions modernes (A l’ombre du vieux chêne)
2. Les clés : fixent la position des notes sur la portée
La clé de sol est réservée au chant et à la seconde, la clé de fa à la basse.
Travailler avec plusieurs clés permet de ne pas trop déborder de part et d’autre de la portée
Par exemple, les deux notations suivantes sont équivalentes :
On remarque tout de suite que la clé de fa est plus avantageuse pour écrire une gamme de basse. En effet, on ne déborde pas trop de la portée.
3. La portée
La mesure définit le nombre de temps entre 2 barres de mesure. Ici, on a
une mesure 6/8 : cela veut dire qu’on a 6 huitièmes de ronde par mesure,
c’est-à-dire l’équivalent de 6 croches par mesure, soit 6 demi-temps, soit 3
temps.
Autres exemples de mesure : 2/4 (2 noires par mesure), 3/8 (3 croches par
mesure), 4/4 (4 noires par mesure). Le 4/4 se note aussi C.
Binaire et ternaire : les fanfares de trompe de chasse sont écrites
principalement en ternaire, c’est-à-dire qu’on place 3 notes par pulsation
(123-123-123). Le ternaire confère à la trompe sa rythmique caractéristique.
Ces fanfares sont écrites majoritairement en 6/8 (sanglier) et parfois en 3/8
(bouquet des dames) et en 9/8 (souvenir de Vouvant). Le binaire est par
contre une rythmique qui associe 2 notes par pulsation (12-12-12). Citons par
exemple le clocher de Dampierre-sur-Avre (4/4 ou C) et le point du jour (2/4)
On place les notes successivement sur les lignes et interlignes (do ré mi
fa sol la si do ré mi fa…) de bas en haut.
4. Tessiture de la trompe de chasse : notes accessibles au sonneur
Chacune des notes évoquées ci-dessus peut être illustrée par la première
note d’une fanfare. Ceci est un bon moyen de s’y retrouver.
La portée est composée de 5 lignes et 4 interlignes. Au besoin, on ajoute
des petites barres au-dessus et en-dessous comme ci-dessus.
5. Harmonie chant-seconde
L’harmonie entre le chant et la seconde répond à des règles strictes énoncées
ci-à droite. Seul le sol grave se joue à l’unisson.
6. Tayaut
Ci-dessous le vol-ce-l’est en ton simple (portée du dessus) et en ton de
vénerie (portée du dessous). L’idée du ton de vénerie est la suivante :
Remplacer une noire par deux croches dont la première est piquée (.) et la
seconde tayautée (~).
Quant on a 3 croches successives sur la même note, on pique la première et
on fait un double tayaut sur les deux suivantes.
Règle d’or pour le tayaut : quand une note est tayautée, le piqué qui la
précède a la même valeur de note (on peut tayauter un sol selon les deux
règles ci-dessus pourvu que la note précédente soit un sol).
7. Temps fort
Le temps fort tombe toujours sur la première note de chaque mesure.
La dernière note de chaque phrase est un temps fort. Pour savoir où se
trouve le temps fort en début de phrase, on peut remonter de mesure en mesure
jusqu’au début.
Intensité de son (beaucoup de libertés avec ces notations !)
Question cadence, on peut avoir différentes vitesses d’interprétation :andante signifie allant (radouci) et allegro rapidement.
D.C. [al fine] (da capo, “à la tête”) : quand on arrive à ce signe,
recommencer au tout début et sonner jusqu’au mot FIN. Reprises : quand on
voit le signe“:”, revenir en arrière et recommencer à sonner au signe “:” ou
au début s’il n’y a pas de “:”.
Si on a une phrase terminant par un 1. et suivie du signe : , on passe
directement au 2. à la reprise.
Un point d’orgue (arc de cercle surplombant un point) au-dessus d’une note
signifie qu’on peut tenir cette note à volonté. Pratiquement, il est conseillé
de tenir 3 temps chaque fin de phrase et 6 temps la dernière phrase d’une
fanfare.
Pour 2 notes identiques liées ( ), on additionne la valeurs de le rythme
(ex : mi noire pointée + mi croche = mi 2 temps). Si 2 notes différentes, lier
le son.
RARE : si on a un 2 au dessus de 2 croches liées, c’est un duolet ;
c’est-à-dire qu’on fait 2 notes sur l’espace de 3 croches ; si c’est un quartolet (4), même chose avec 4 notes.
9. Exemple avec une fanfare
On commence à sonner la fanfare jusqu’au point A ; après, retour
au début jusqu’au point B où on passe directement au point C. Ensuite, radouci
(andante, piano) jusqu’au DC qui indique une reprise au début jusqu’au mot
“FIN”.